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BLOG DU DROIT DES ENERGIES RENOUVELABLES
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Les faits sont les suivants : des cas de mortalité de Faucon crécerellette, espèce protégée, ont été détectés en 2021-2012 au pied de certaines des éoliennes de parcs situés dans l’Hérault, totalisant 31 machines. Des arrêtés préfectoraux avaient alors prescrit en 2014 la pose sur toutes les éoliennes d’un système de détection et d’effarouchement des oiseaux, dit « DT-Bird ». A la suite de la découverte de nouveaux cas de mortalité de l’espèce (28 au total), une association environnementale a assigné sur la base de l’article 1240 du code civil les exploitants en indemnisation du préjudice moral causé par cette destruction en violation de la législation « espèces protégées ».Cliquez ici pour modifier un élément..
La Cour de cassation a jugé que :
L’arrêt est accessible ici : https://www.courdecassation.fr/decision/63870194bf732905d49c4ff7?search_api_fulltext=21-16.404&op=Rechercher%20sur%20judilibre&date_du=&date_au=&judilibre_juridiction=all&previousdecisionpage=&previousdecisionindex=&nextdecisionpage=0&nextdecisionindex=1 Cet arrêt rendu au civil fait écho à l’arrêt rendu en matière criminelle le 18 octobre 2022, par lequel la Cour de cassation a retenu que « la simple abstention » de respecter les prescriptions d’un arrêté de dérogation « espèces protégées » est passible de la peine de trois ans d'emprisonnement et de 150 000 € d'amende prévue à l’article L. 415-3 du code de l’environnement, étant précisé qu’« une faute d'imprudence ou [de] négligence suffit à caractériser l'élément moral du délit » (n° 21-86.965). La vigilance des développeurs éoliens sur le sujet DEP doit être accrue en phase d’exploitation, tant sur la nécessité de déposer la DEP que sur l’obligation de la respecter lorsqu’un arrêté est pris. Les commentaires sont fermés.
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Septembre 2025
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